Il n’ en subsistera que 4 qui seront retrouvées en 1968 et 1995  

En 1921   on avait déjà construit dans l’ancienne usine de Levallois les célèbres petites 5 CV Citroën .

C’est là que sont montées en secret durant l’ année 1939, 250 TPV que l’on appelle désormais 2CV. Mais le Salon de l’Auto n’a pas lieu, la guerre est là et le public ne verra jamais les petites merveilles. Leur aspect est étrange avec une carrosserie en tôle de Duralinox plane ou crénelée avec un phare unique coté conducteur, des portes sans poignée extérieure et qui forment une circonférence presque parfaite des vitres en rhodoïd, un toit fait d’une toile de bâche tendu depuis le haut du pare brise jusque gros tube qui remplace le pare choc arrière.

C’est une traction avant. Le moteur est un 2 cylindres horizontaux de 375 cm3 refroidi par eau, boite à 3 vitesse, frein hydraulique à l’avant, frein à main mécanique sur l’arrière. La plate forme est reliée au roue Michelin Pilote à basse pression par des bras d’essieu indépendant en magnésium ( léger mais inflammable ), suspension par 8 barres  de torsion, pas d’amortisseur mais un verrou hydraulique bloquant l’assiette au freinage.

L’intérieur est spacieux et spartiate, sièges ‘’hamac’’ attachés en hauteur et planche de bord réduite à sa plus simple expression avec une commande manuelle de l’essuie glace mono-balai et comme levier de vitesse une boule au bout d’une tige droite.

    

Cette 2 CV conforme au cahier des charges pèse 400 kg et consomme 5litres au 100 kms . On la met en route à l’extérieur par une manivelle inamovible.

Elle répond aux vœux de Boulanger : simple, rustique, économique et confortable. Il les fera détruire lorsqu’il aura vu la tournure prise par la guerre et décidé de reprendre toute l’étude. Il n’ en subsistera que 4 qui seront retrouvées en 1968 et 1995